Promotion des Estriennes pour initier une nouvelle équité sociale


concours aequitas

Hommage posthume 2006-2007

Mme KAY MILNE
1911-2005

Fille d'Herbert Lawrence Warren, un homme d'affaires anglais, et d'Alice Frances Rattray. Bachelière en Études classiques à l'Université McGill (Royal Victoria College) en 1932, Kathleen Milne y obtient également son permis d'enseignement en 1934. Elle enseigne à « Miss Edgar & Miss Cramp School » et sera professeure assistante dans un lycée français à Nîmes.

UNE FEMME DE CŒUR
C'est au chalet familial de Magog que Kathleen rencontre Harry Austin Milne, un Magogois d'origine qui travaillait, tout comme son père, à la seule usine de la ville : la Dominion Textile.  

Kathleen et Harry se marièrent le 6 septembre 1941 à Terre-Neuve où le jeune soldat était cantonné, elle avait trente ans. À la fin de la guerre, le jeune couple s'établit à Magog. Harry Milne poursuit sa carrière à la Dominion Textile tandis que Kathleen s'occupe de ses deux filles Catherine Alice (1946) et Jean Frances (1948).
 
Rapidement, Kathleen Milne constate la grande pauvreté de certaines familles de Magog. En effet, les grèves de la Dominion Textile, l'employeur principal de la ville, avaient des conséquences désastreuses pour les travailleurs. Elle constate également l'absence d'aide disponible pour les familles en difficulté, particulièrement pour les femmes et les enfants.  Qu'il s'agisse de nourriture, de vêtements, de visites chez le médecin, Kathleen Milne est toujours là pour les autres. À ces gestes privés, elle ajoute des interventions auprès des organismes et du gouvernement.

UNE FEMME DE CONVICTION
Profondément convaincue de l'importance de l'éducation, Kathleen Milne s'implique tout d'abord dans le projet de construction d'une nouvelle école secondaire à Magog. Elle fait partie de l'équipe qui met sur pied le Home and School Association en 1951 et devient membre de Quebec Federation of Home and School Association.  Sa volonté de changer les choses, d'améliorer la qualité de l'éducation et la qualité de vie des élèves est indéfectible. Elle se préoccupe même de l'éducation des adultes en participant à la mise sur pied du Magog Community School.

UNE FEMME PRÉSENTE DANS SA COMMUNAUTÉ
Capitaine de la première troupe de guides anglophones de Magog, elle aide de nombreuses jeunes filles à s'investir dans leur com- munauté. Pendant vingt ans, elle participe aux nombreuses démarches pour que la résidence Pinecroft voit le jour. Dans le cadre de ce projet, la corporation mixte mise sur pied demeure un exemple de collaboration entre les « deux solitudes ».

Membre et présidente du conseil d'administration de la bibliothèque de Magog (1971 à 1991), elle a été en partie responsable du développement de la bibliothèque et de la construction du nouvel édifice.  Elle s'y est impliquée jusqu'à la municipalisation de la bibliothèque en 1993 et son Library's Annual Book Sale demeure encore très présent dans le cœur des Magogois.

UNE FÉMINISTE AVANT L'HEURE
Préoccupée par les conditions de vie des femmes, elle s'intéresse à leurs droits et à leur statut civil. Membre de plusieurs groupes de femmes, elle participe aux premiers colloques réunissant des groupes de femmes et collabore avec plusieurs d'entre eux; entre autres, elle s'associe souvent avec le Austin Women's Institute pour réaliser ses projets. Jusqu'à la fin de sa vie, elle reste active. On la retrouve au conseil d'administration des services sociaux de Sherbrooke et elle est invitée à participer à un forum de consultation du CRSSS.

Décédée le 5 avril 2001, celle qui était tout simplement Kay pour plusieurs, est enterrée au cimetière Pine Hill de Magog.

Privilégiée de fortune et de l'instruction, Kay Milne a traversé le XXe siècle en luttant pour obtenir des structures communautaires adéquates, en les mettant sur pied et en y collaborant jusqu'à la fin de sa vie.

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